Écrire un roman qui happe dès les premières pages est devenu un impératif pour se faire une place dans un monde où tout va toujours plus vite. Les gens n’ont plus le temps. Ils veulent du riz prêt en deux minutes et des colis livrés le jour même.  

Vous avez peu de temps pour les convaincre. Si vous êtes trop lent, ils passent à autre chose et ne reviennent pas en arrière. Vous êtes un auteur inconnu. Comment faire pour les convaincre que c’est vous, et pas un autre, qu’ils devraient lire? Comment les captiver dès les premières pages pour qu’ils ne lâchent plus votre roman?

Internet regorge de conseils sur le sujet. Poser les enjeux rapidement. Installer du suspense. Confronter le personnage à un problème. Mais ces conseils sont-ils vraiment pertinents? Les romans accrocheurs les suivent-ils vraiment? Sont-ils efficaces ou seulement basés sur des intuitions jamais vérifiées?

C’est ce que j’ai eu envie de savoir. Je voulais confronter ces conseils, copiés-collés partout, à la véritable pratique de l’écriture. Je me suis lancé dans un projet encore jamais vu : lire 26 romans accrocheurs et dégager ce qui les rendait si captivants dès les premières pages. J’ai compilé et recoupé des listes pendant plusieurs jours pour déterminer ma propre liste des meilleurs romans accrocheurs.

Mais je suis allé plus loin. J’ai classé les romans lus en deux catégories : ceux qui m’avaient effectivement donné envie de lire la suite dès le chapitre 1, et ceux qui ne m’avaient pas convaincu. J’ai été intransigeant. Seuls 11 romans ont passé le test.

J’ai alors confronté ces 11 rescapés aux conseils les plus répandus pour voir s’ils tenaient la route, et le moins qu’on puisse dire, c’est que les résultats sont très surprenants.

 

Poser les enjeux

Un des conseils qui revient le plus souvent est celui de poser les enjeux. Mais qu’est-ce que ça veut dire? Peu de gens prennent la peine de le définir, ce qui entraîne des confusions chez les débutants (confusions qui semblent aussi régner chez certains donneurs de conseils eux-mêmes).

Les enjeux, au sens dramaturgique du terme, c’est littéralement ce qui est en jeu, c’est-à-dire ce que le personnage va perdre s’il échoue, et gagner s’il réussit. La notion de réussite ou d’échec implique donc que le personnage ait un objectif. Rien n’est en jeu tant que le protagoniste n’a pas de but, c’est logique. Il n’y a pas d’enjeux sans objectif.

Maintenant, confrontons ce conseil à la réalité : les romans que j’ai retenus, les véritables romans accrocheurs,  ont-ils tendance à poser les enjeux?

 

Comme on le voit, moins de la moitié des romans que j’ai considérés comme véritablement accrocheurs prenaient la peine de poser les enjeux dès le premier chapitre. Et il y a une raison très simple à ça.

On l’a vu : il n’y a pas d’enjeux sans objectifs, il est donc nécessaire d’avoir présenté le but du protagoniste pour qu’on puisse en comprendre les enjeux. Mais dans un premier chapitre, il y a tellement de choses à prendre en compte que la présentation naturelle des objectifs n’est pas toujours possible.

Mais si les enjeux ne sont pas obligatoires, pourquoi répète-t-on partout qu’ils le sont? Je l’ai dit plus haut : parce que personne ne prend le temps de définir le mot. En fait, les enjeux sont souvent confondus avec la notion de promesse. 

 

La promesse

Pour que votre chapitre soit accrocheur, il faut à la fois que le lecteur sache de quoi va parler l’histoire le plus vite possible, mais aussi que la promesse soit représentative.

La promesse renvoie à “ce dont va parler l’histoire”. Un récit avec une bonne promesse, c’est un récit dont on comprend très rapidement la teneur (histoire de vengeance? Romance? Poursuite d’une quête? Exploration de contrées inconnues? Résolution d’un meurtre?). Attention, ça ne veut pas dire qu’on peut deviner l’intrigue à l’avance.

Quand je lis le premier chapitre de Seul sur Mars, par exemple, je sais tout de suite de quoi va parler l’histoire. Je sais que j’ai affaire à de la SF sur fond d’exploration martienne et que je vais probablement découvrir un récit de survie, un peu comme un Robinson Crusoé futuriste.

Et pour un lecteur, c’est très important. Il a besoin de savoir dans quoi il s’embarque. Il veut déterminer rapidement s’il est susceptible d’apprécier l’histoire ou non. Mettez-vous à sa place : il ne vous connaît pas et il s’apprête à passer plusieurs heures à vous lire. Il veut à tout prix éviter de perdre son temps et d’être déçu.

La promesse est un bien meilleur indicateur de romans accrocheurs que les enjeux. Tous les romans retenus laissaient une idée claire de la nature de l’histoire à venir dès le chapitre un. À l’inverse, on remarque qu’elle est presque absente dans les romans rejetés.

Pour que votre chapitre soit accrocheur, il faut à la fois que le lecteur sache de quoi va parler l’histoire le plus vite possible, mais aussi que la promesse soit représentative. Si votre premier chapitre parle de guerre dans l’espace alors que le reste de l’histoire est une romance avec très peu de combats, vous allez décevoir vos lecteurs.

 

Lancer l’histoire

Ça va vite devenir une rengaine dans cet article, mais : qu’est-ce que ça veut dire, “lancer l’histoire”? C’est plutôt vague comme notion. Qu’est-ce qu’un débutant peut faire avec ce conseil? Comment doit-il s’y prendre pour “lancer l’histoire”?

Je vois deux interprétations possibles. La première, c’est l’élément modificateur. Lancer l’histoire consisterait à faire intervenir cette étape du schéma narratif le plus tôt possible.

Mais dans les faits, peu de romans retenus posent l’élément modificateur dès le chapitre un. La raison est simple : c’est trop tôt, ça laisse trop peu de place pour l’étape de la présentation. On le verra plus loin, mais les vrais romans accrocheurs utilisent une technique ingénieuse pour tirer parti de l’élément accrocheur et contourner ce problème de rythme.

La deuxième interprétation, c’est que lancer l’histoire signifie confronter le personnage à un problème, c’est-à-dire l’obliger à faire un choix important.

Seuls quelques romans retenus ont pris cette peine. Ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais ce n’est pas ce qui rend un roman accrocheur.

J’avoue que ce résultat m’a surpris. Je pensais sincèrement que la proportion serait bien plus élevée, et cette surprise montre bien l’intérêt de confronter ses affirmations à la réalité.

Quoi qu’il en soit, le conseil de “lancer l’histoire” n’apporte pas grand-chose. C’est l’exemple typique du conseil répété partout mais que personne ne prend la peine de remettre en question. Il est si mal défini qu’on ne peut rien en faire, et quelle que soit l’interprétation qu’on pense être la bonne, aucune ne constitue un critère pertinent pour écrire un roman accrocheur.

 

Poser le décor

Le propos n’est pas “où” et “qui” mais plutôt “quoi” et surtout “pourquoi”.

À ce stade, j’espère que vous me voyez venir : qu’est-ce que ça veut dire? Présenter les personnages? Le lieu du récit? Le contexte? L’univers?

Par simplicité, je vais englober toutes ces possibilités dans la notion de “décor”. Comment ce conseil résiste-t-il à la réalité?

La moitié des romans retenus seulement prennent vraiment le temps de poser le décor d’une quelconque manière. Plus intéressant encore : cette proportion ne change pas dans les romans rejetés. 

Je précise que j’ai été extrêmement indulgent dans ma sélection pour ce graphique. Le moindre passage décrivant un lieu, la moindre explication du contexte, la moindre exposition de l’univers, a suffi à classer le roman dans la catégorie “décor posé”.

Certains penseront peut-être qu’à défaut de décor, on peut au moins décrire le protagoniste physiquement, mais le constat est sans appel : aucun roman retenu ne décrit l’apparence du protagoniste. Ça va même plus loin : aucun ne nous explique qui est le personnage ou ce qu’il fait là. Ces points sont compris implicitement par petites touches. Voilà qui devrait donner matière à réflexion à tous ceux qui prennent la description du protagoniste pour un passage obligé.

Cette méthode qui consiste à faire comprendre des choses au lecteur sans avoir besoin de les dire s’appelle l’exposition. Une bonne exposition permet de laisser entendre des choses subtilement, une mauvaise coupe le récit pour expliquer quelque chose au lecteur sans aucune raison apparente et sans subtilité. Il est important de garder cette notion en tête, parce qu’une bonne exposition est un critère pertinent pour discriminer les romans accrocheurs. En effet, les romans retenus qui posent le décor ne le font jamais par blocs indigestes. Au lieu de ça, ils le font par petites touches discrètes et sans jamais arrêter l’histoire. Le propos n’est pas “où” et “qui” mais plutôt “quoi” et surtout “pourquoi”.

Les romans accrocheurs semblent allergiques à l’étape de la présentation. En fait, s’il y a bien une caractéristique étonnante qu’ils partagent, c’est qu’ils ne respectent presque jamais le schéma narratif classique.

 

Le schéma narratif

Il y a une vraie contradiction. On nous dit que tous les récits doivent commencer par la présentation, pourtant elle demande un effort de patience au lecteur au lieu de capter son attention.

Présentation, élément déclencheur, péripéties, dénouement et retour au calme. Voilà les étapes qu’on a tous apprises à l’école et qui constituent l’essence du récit moderne.

Seulement voilà : ce schéma narratif n’est pas adapté à l’écriture d’un roman accrocheur. 

La première étape, celle de la présentation, qu’on a rapprochée plus haut de “poser le décor”, n’a pas vocation à happer le lecteur mais à lui présenter l’univers du récit. Cette étape consiste à demander au lecteur de retarder son plaisir par nécessité, parce qu’il faut qu’on mette en place les éléments qui lui feront apprécier l’histoire plus tard. C’est l’inverse d’un roman accrocheur : c’est l’introduction d’un délai supplémentaire avant de permettre au lecteur d’entrer dans l’histoire.

On le voit, il y a une vraie contradiction. On nous dit que tous les récits doivent commencer par cette étape, pourtant elle demande un effort de patience au lecteur au lieu de capter son attention.

Et cette observation se retrouve dans les données.

La majorité des romans retenus ne respectent pas le schéma narratif classique. Au lieu de ça, l’histoire commence in medias res, c’est-à-dire qu’on est jeté au milieu d’une situation sans explications et qu’on reconstitue le contexte au fur et à mesure du récit. C’est un moyen très efficace de faire commencer le récit tout de suite, sans délai, et de happer le lecteur dès les premières pages.

Prendre le temps de nous présenter les personnages et l’univers est donc loin d’être un impératif, à plus forte raison quand on essaie d’écrire un roman accrocheur.

Mais alors où est passée l’étape de la présentation? Le lecteur doit bien savoir où ça se passe et de qui on parle, non?

Pour éviter la contradiction soulevée ci-dessus, les romans accrocheurs doivent s’y prendre autrement. Ils intriguent d’abord et expliquent ensuite. En somme, ils commencent leur histoire à l’élément déclencheur ou après, et saupoudrent la présentation par-dessus pour permettre au lecteur de saisir le contexte par lui-même.

Et le lecteur, justement? Ne risque-t-il pas de se perdre s’il n’a pas toutes les informations dès le début? Les romans que j’ai retenus sont la preuve que non. 

Le fait de ne pas comprendre tout ce qui se passe, contrairement à ce que vous pourriez croire, va donner envie de lire la suite. Sauter l’étape des présentations est justement un bon moyen de susciter l’intérêt, parce que le contexte lui-même devient alors un mystère.

Un exemple : dans le Pistolero, de Stephen King, on nous présente un personnage qui en poursuit un autre dans le désert. Qui est-il? Qui poursuit-il? Pourquoi? Où est-il? Comment s’est-il retrouvé là? On n’en sait rien. Et c’est justement ce qui nous donne envie de continuer. Prendre le temps de nous présenter les personnages et l’univers est donc loin d’être un impératif, à plus forte raison quand on essaie d’écrire un roman accrocheur.

Remarque intéressante : la proportion de romans à la structure classique augmente dans les livres rejetés…

Ce résultat est la deuxième grosse surprise de cette expérience. Pour être honnête, bousculer le schéma narratif faisait partie de mes techniques personnelles, j’ai découvert ce que je viens de vous livrer à force d’écrire mes propres romans. En revanche, je croyais que c’était une méthode parmi d’autres pour accrocher le lecteur. Je ne l’aurais pas conseillée à tout le monde, simplement suggérée à certains, sans obligation. 

Mais à la lumière des résultats, je ne peux que constater qu’il s’agit d’une méthode commune à la majorité des romans vraiment accrocheurs. Est-il obligatoire de bousculer le schéma narratif? Non, mais je suis renforcé dans ma conviction qu’il s’agit d’une façon très efficace de happer le lecteur.

 

Installer du suspense

Quand on se demande pourquoi il y a de la lumière dans la maison censée être abandonnée, ce n’est pas du suspense. C’est du mystère.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Voilà LE conseil que j’ai trouvé pratiquement partout et qui combine toutes les tares. D’abord, vous remarquerez qu’il n’est jamais défini (comme d’habitude). Ensuite, il est totalement inutile. La première chose qui viendra à l’esprit d’un débutant sera : “du suspense, d’accord, mais comment?” Ça revient à dire : “pour écrire un roman accrocheur, écrivez un roman qui accroche”. Et enfin, c’est un conseil qui entretient une confusion très répandue dans le milieu de l’écriture.

Parce que voilà ce qui arrive quand on ne prend pas le temps de définir ce dont on parle : on se met à tout confondre, même des notions élémentaires. J’ai lu des tonnes d’articles pour préparer le mien, et j’estime qu’environ les ¾ présentent le suspense de manière au moins en partie erronée. La raison est simple : ils ne savent pas faire la différence entre le suspense et la tension narrative.

La tension narrative, c’est quand le lecteur anticipe le dénouement d’une situation incertaine. Il ignore quelque chose et il veut savoir. Mais le suspense n’est qu’un des deux types de tension narrative. Il se base sur l’anticipation du sort des personnages : ce qu’on ignore, c’est ce qui va leur arriver, et on tourne les pages pour le savoir.

Le second, c’est le mystère. Celui-là repose sur un élément caché au lecteur par l’auteur. Qui a tué la victime? Qu’est-ce qu’il y a derrière la porte? Qui est cet homme qu’on ne nomme pas?

Le suspense et le mystère ont le même effet : donner envie de lire la suite. En revanche, ils ne reposent pas du tout sur le même principe. Regrouper les deux sous le nom de “suspense” est trompeur et entretient la confusion entre ces deux types de tension narrative, qui sont pourtant très différents. Quand on se demande pourquoi il y a de la lumière dans la maison censée être abandonnée, ce n’est pas du suspense. C’est du mystère.

Est-ce que c’est important? Il suffit d’analyser les résultats pour s’en convaincre.

Le suspense n’apparaît que dans la moitié des romans retenus, alors que le mystère apparaît dans chacun d’entre eux. Vous remarquerez qu’aucun roman retenu ne repose que sur le suspense. Il y a une bonne raison à ça, qu’on ne peut comprendre que si on est capable de faire la différence entre les deux types de tension narrative : le suspense repose sur l’anticipation du sort des personnages. Pour que le lecteur ait peur pour le protagoniste, il faut qu’il s’y identifie, or l’identification prend du temps. À la fin du chapitre un, il est rare qu’on s’identifie déjà fortement au personnage. Le suspense est donc d’autant plus difficile à mettre en place.

Le mystère, en revanche, fonctionne dès le début. Un mystère repose sur une information retenue par l’auteur et nous pousse à chercher une résolution. Il n’y a pas besoin d’identification, voilà pourquoi les romans accrocheurs l’utilisent autant : il permet de happer le lecteur dès les premières pages.

Avant de conclure, laissez-moi vous mettre en garde contre les cliffhangers, ces petits mystères glissés en fin de chapitre pour donner l’envie au lecteur de lire le suivant. Bien utilisés, ils peuvent être intéressants, mais ne vous y trompez pas : un cliffhanger ne sauve pas un chapitre raté. D’ailleurs, seuls deux romans retenus y ont eu recours, et le cliffhanger ne venait qu’ajouter au mystère déjà bien présent. À titre personnel, quand je lis un chapitre peu engageant qui se termine sur un “mais à cet instant, leur vie allait changer”, je lève les yeux au ciel. J’ai l’impression qu’on essaie de m’avoir, et ça ne prend pas.

 

Plan d’action

Voilà des résultats qui n’auront pas manqué de vous surprendre. Ça fait beaucoup d’informations à retenir, je vous propose donc un résumé de tout ce qui est ressorti de cette expérience.

  1. Ne vous sentez pas obligé d’expliquer l’objectif du protagoniste. Il peut venir plus tard.
  2. Ne posez les enjeux que si l’objectif du protagoniste est connu.
  3. Donnez une idée claire et représentative de ce qui attend le lecteur dans les autres chapitres
  4. Si vous voulez présenter les personnages ou le lieu, faites-le par petites touches et sans arrêter l’histoire. Concentrez-vous sur l’intrigue et non sur l’univers.
  5. Ne faites pas de mauvaise exposition. Évitez les gros blocs d’explication qui coupent le récit, ils font tout sauf accrocher le lecteur.
  6. Au diable le schéma narratif. Embarquez-nous tout de suite dans l’action, vous ferez les présentations plus tard. Faites confiance au lecteur, il acceptera de continuer à lire même s’il ne comprend pas tout. Lâchez prise et soyez prêt à remettre en question les conventions.
  7. Utilisez le mystère pour donner au lecteur envie de lire la suite. N’ayez pas peur de retenir des informations capitales. Ces informations peuvent tout à fait être : “qui sont ces personnages?” “que font-ils là?” “de quoi parlent-ils?” Si à la fin du chapitre, le lecteur ne se pose aucune question, vous vous y prenez mal.
  8. N’essayez pas à tout prix d’installer du suspense, surtout si vous ne savez pas comment amener le lecteur à s’identifier rapidement à vos personnages. S’il n’existe pas déjà un lien fort entre votre protagoniste et le lecteur, le suspense ne fonctionnera pas.
  9. Ne croyez pas sauver votre chapitre en le terminant par un cliffhanger, ça ne fonctionne pas.

 

En écriture, beaucoup prennent leurs intuitions pour des vérités. Ils donnent des conseils sans même prendre la peine de vérifier s’ils fonctionnent vraiment, et les débutants les écoutent parce qu’ils lisent les mêmes recommandations répétées partout. 

Dans cet article, j’ai eu envie de vous montrer à quel point certaines règles pouvaient être fragiles quand on les confrontait à la véritable pratique de l’écriture. J’ai mis en évidence de graves confusions, que des écrivains confirmés ne devraient pas faire, et j’ai remis en question certaines idées reçues bien ancrées.

Ma méthodologie n’est pas parfaite. Les romans ont été choisis selon mes préférences de lecture personnelles, ce qui est toujours subjectif. J’ai lu 26 romans, peut-être que les résultats seraient différents avec 100. Mais j’ai fait le travail que d’autres n’ont pas fait : j’ai vérifié la pertinence de mes propres conseils. J’ai volontairement éludé certains détails pour ne pas encombrer l’article, mais je pense que la liste des romans retenus et rejetés vous intéressera. Attention : cette liste ne juge que le caractère accrocheur, pas la qualité du livre.

Ce travail m’a demandé plusieurs semaines de préparation, de lecture, d’analyses et de rédaction. Mais c’est ma façon de faire. Je ne donne pas de conseils au doigt mouillé, et je ne me contente pas de répéter ce que j’ai lu ailleurs. Maintenant, vous avez un plan d’action solide et validé par l’expérience pour écrire votre premier chapitre. Faites-en bon usage.

4 Comments

  1. Chloé 5 janvier 2021 at 11 h 44 min - Reply

    Sacré travail… La méthodologie scientifique au service de l’étude de la littérature. J’aime beaucoup.

    • Cyril Destoky 8 janvier 2021 at 16 h 38 min - Reply

      Merci beaucoup Chloé! C’est un bon résumé de l’article, je suis très content qu’il vous plaise 🙂

  2. Capucine 15 janvier 2021 at 16 h 19 min - Reply

    Je suis ravie d’avoir trouvé ton blog – et surtout cet article! Je m’y retrouve totalement, et je suis impressionnée par le travail que tu as dû fournir pour préparer un tel article.
    Mention spéciale pour « Les romans accrocheurs : ils intriguent d’abord et expliquent ensuite ». J’en suis venue à cette conclusion pas plus tard que la semaine dernière lorsque j’étais en plein dans le syno de travail de mon prochain roman et que je bloquais sur mon début.
    Comme toi, j’ai pris l’habitude d’analyser les romans que j’ai adoré, pour essayer de comprendre en quoi ils fonctionnaient, j’ai l’impression que c’est la meilleure école possible!
    Bref bravo et merci encore!

    • Cyril Destoky 16 janvier 2021 at 16 h 36 min - Reply

      Un grand merci Capucine! Je suis très flatté et heureux d’entendre que mon travail est apprécié.
      J’ai encore beaucoup de choses à dire (et de romans à analyser)!

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